J'ai eu cette chance folle de pouvoir rencontrer Nadine Monfils, en septembre de cette année.
On la voit sur la photo, avec son chien Léon. Léon, comme le commissaire qu'elle a créé :
Nadine est une belgo-française complètement déjantée.
Elle a créé le personnage de Mémé Cornemuse, son double, amatrice de JCVD (comprenez : Jean-Claude Van Dame) et d'Annie Cordy :
L'auteur :
Vincent Carpentier est un archéologue, ingénieur chargé de recherches à l’INRAP de Basse-Normandie.
Il est l'auteur de nombreuses monographies.
Histoire et archéologie des habitats et des
espaces ruraux de l’Antiquité au Moyen Âge (dans le cadre des
interventions de l’INRAP et des recherches du CRAHM – UMR 6273).
Histoire et archéologie des secteurs côtiers et
zones humides de la Normandie médiévale (dans le cadre de l’archéologie
préventive, de l’archéologie programmée et d’une thèse soutenue en
2007 ; associé à l’UMR 6566 de l’Université de Rennes, sur la question
des anciennes industries salicoles du littoral de la Manche).
Histoire, ethnographie et patrimoine des bassins
maritimes et fluviaux de Normandie (recherches portant sur la pêche, les
épaves et les graffiti marins et bateliers de Normandie)
Activités éditoriales
Participation au réseau Ménestrel et à son Comité
de rédaction : veille informatique des sites francophones d’archéologie
médiévale et rédaction des notices.
Le livre :
A l'occasion du 70ème du débarquement en Normandie (6 juin 1944), une association a été créée, la bataille de la Dives, afin de recueillir des témoignages. De ce projet est né le livre de Vincent Carpentier, qui s'intéresse à l'avancée des troupes alliées à l'est de Caen, vers la Dives.
Le livre fourmille d'anecdotes assez incroyables.
C'est un bel hommage à nos libérateurs, bérets rouges et bérets verts notamment.
Le titre :
Drôle de titre ! Didier reconnaît qu'on le lui a souvent reproché, ce titre. Le titre n'annonce pas exactement la couleur du livre, qui parle surtout de l'amour entre deux hommes.
Le Roi du Lard, c'est l'ombre menaçante du beau-père de Ludo/Ludovic. Il exerce un pouvoir de nuisance et ne s'en prive pas.
Ce roman est une grande aventure, née d'une souscription.
C'est un livre qui parle essentiellement de la peur : "on passe une bonne partie de notre vie à avoir peur". Le résumé :
Ludo est le petit garçon que l'on suit au fil des chapitres, depuis son enfance jusqu'à l'adolescence. Son compagnon d'enfance, un peu plus âgé que lui, s'appelle Jacky. Ensemble, ils vont vivre une histoire d'amour.
Ludovic est Ludo adulte. Il doit retourner dans sa maison d'enfance, suite au décès de sa grand-mère. Evidemment, il retrouve les personnages proches de son enfance et notamment Jacky.
Les titres des chapitres alternent : Ludo, Ludovic, Ludo, Ludovic, ainsi de suite. On passe ainsi du passé au présent, et inversement.
Ludovic n'a pas fait table rase du passé, alors Jacky a pris un autre chemin : il a construit une vie, une famille.
La quatrième de couverture :
Ladydi, quatorze ans, est née dans un monde où il ne fait pas bon être
une fille. Dans les montagnes du Guerrero au Mexique, les femmes doivent
apprendre à se débrouiller seules, car les hommes ont les uns après les
autres quitté cette région pour une vie meilleure. Les barons de la
drogue y règnent sans partage. Les mères déguisent leurs filles en
garçons ou les enlaidissent pour leur éviter de tomber dans les griffes
des cartels qui les "volent". Et lorsque les 4X4 patrouillent dans les
villages, Ladydi et ses amies se cachent dans des trous creusés dans les
arrière-cours, pareilles à des animaux qui détalent pour se mettre en
sécurité. Alors que la mère de Ladydi attend en vain le retour de son
mari, la jeune fille et ses amies rêvent à un avenir plein de promesses,
qui ne serait pas uniquement affaire de survie.Portrait saisissant de
femmes sur fond de guerre perdue d'avance, Prières pour celles qui
furent volées, écrit dans une langue brûlante et charnelle, est une
histoire inoubliable d'amitié, de famille et de courage.
L'histoire :
Ce roman (inspiré de témoignages réels, recueillis in situ par l'auteur) nous entraîne au Mexique, pays excessivement dangereux.
Peu de personnages masculins, dans ce livre : ceux que nous croisons sont lâches, vénaux. Nous trouvons essentiellement des femmes. D'ailleurs, le livre rend hommage aux femmes, à leur courage.
Ici, on déguise les filles en garçons quand elles atteignent l'adolescence et qu'elles deviennent des proies. Les hommes, les maris, les pères, les frères, ne sont pas là pour les défendre...
Même l'armée en sort salie : on déverse du paraquat sur les champs de pavots, sans se soucier des habitants, contaminés.
Des trous sont creusés près des maisons : c'est là que se cachent les jeunes filles quand les trafiquants, en 4x4, viennent les chercher pour en faire des esclaves sexuels.
Jennifer Clement :
Avec un tel nom, on pourrait penser qu'elle est française ou, du moins, francophone. Elle est américaine (son site est en anglais) et vit au Mexique.
Son site :
Camille Anseaume est rouennaise. Elle est blogueuse, et journaliste.
Un tout petit rien est son premier roman ; il est sorti le lundi 10
février 2014. Un livre qu’elle
avoue avoir « écrit en neuf mois ».
L'histoire
Camille part d'une histoire vécue : la révélation d'une grossesse grâce à un test (deux barres roses). Jusque-là, rien d'extraordinaire.
Sauf que... le géniteur n'assume pas. Elle fera un bébé toute seule, pour reprendre un vers de J.-J. Goldman.
Elle passera par toutes les étapes du parcours de la combattante : les trois premiers mois, les parents, le frère, la soeur, le gynéco, les amies, les collègues, le choix du prénom (Ninon, comme semble l'indiquer la dédicace initiale : A Ninon ?).
Le livre est drôle, simple. Les chapitres, hormis deux (la lettre qu'elle écrit au père de sa fille, la discussion avec sa mère), sont courts : cela tient davantage du journal intime, de la chronique de blog, que du roman à proprement parler.
Extrait
Les mères adorent raconter en détail le moment où elles ont découvert qu'elles allaient l'être.
En général, ça se passe aux
toilettes. La femme tente de viser le bâtonnet. L'homme attend à la
porte, impatient et anxieux. De peur d'être déçue du résultat, elle lui
tend l'objet sacré et humide, dont il s'empare à pleine main. On en
déduit déjà qu'il est très amoureux.
Les quelques secondes qui
suivent sont les plus longues de leurs deux vies réunies. Puis, d'une
voix tremblante, il annonce le verdict.
Pour moi, ça s'est passé presque pareil.
Et quand il a mis fin au silence, c'était pour dire :
« On le garde pas. »
***
Les deux barres sont là. On
dirait qu'elles forcent leur couleur pour bien montrer qu'on ne rêve
pas. Elles ressemblent à des guillemets, hésitent entre nous sourire ou
nous narguer, droites comme des « ii », raides comme nos nuques. On les
regarde en silence, ventres noués, en attendant un miracle, que l'une
d'elles s'en aille ou se torde, que la couleur change, pour fausser le
résultat. Mais la couleur s'intensifie et finalement c'est lui qui prend
son manteau et moi qui me tords, le dos courbé, les mains sur la tête,
le front sur la moquette.
Par ICI, vous pouvez découvrir les premières
pages du roman.
Karina est serveuse dans un bar de New York. Elle tombe sous le
charme de James, un client mystérieux et dominateur. Ce qui commence
comme un jeu érotique évolue bientôt en un jeu de pouvoir où James
révèle le côté sauvage de Karina et brouille la ligne entre le plaisir
et la souffrance. Et c'est Karina qui réclame toujours plus, dépassant
ses propres limites, pour prouver la force de son amour à l'homme à qui
elle s'offre.
Impressions :
Habituellement, je ne lis pas cette littérature, dont je vois qu'elle occupe pourtant de plus en plus d'étagères dans les librairies et les bibliothèques. Les femmes - il s'agit essentiellement de lectrices - cachent à peine la couverture quand elles les lisent, dans le métro, à la plage...
C'est la couverture, justement, qui a attiré mon attention : on ne peut l'éviter !?
L'intrigue est originale - en même temps, j'ai précisé que je ne suis pas spécialiste en la matière... On suit étape par étape le jeu à deux, jeu de domination, jeu dangereux aussi, dans lequel on peut perdre son identité, son intégrité.
J'en suis ressorti... excité. C'est l'épisode 1, donc j'attends avec une certaine fébrilité la suite...
A ne pas mettre entre toutes les lains.
Il s’appelle Olivier, elle s’appelle Héloïse. Ils partent déjeuner, mais
la rame de métro dans laquelle ils sont montés est gravement endommagée
par une explosion. Restera de cet accident des corps meurtris, un
sentiment brisé et une photo de leur évacuation, si violente et si
impudique qu’elle va tout faire trembler autour d’eux. Ils n’auront
qu’une obsession : réparer les dégâts que cette image aura causés dans
leurs vies. Portrait d’après blessure raconte l’histoire de deux êtres aux
prises avec le pouvoir des photographies, qu’elles parlent la langue de
la dignité ou celle du désastre.
Les premières lignes :
Je me souviens de mon corps
qui lutte. Du contact d'un obstacle, de l'impossibilité de continuer,
des muscles qui tirent, qui tirent, de l'escalier et de l'odeur, encore,
qui infectait l'air tout autour de la bouche du métro.
Impressions :
Le lecteur se perd dans les premiers chapitres, comme les personnages : quels sont les chapitres dans lesquels Olivier parle ? Quels sont ceux dans lesquels la voix d'Héloïse prend le relais ? Les deux voix alternent ainsi pendant tout le roman. Le lecteur suit l'un, puis l'autre. Le puzzle se reconstitue petit à petit. Il y a eu un attentat dans le métro. Une enquête est menée auprès d'activiste de gauche. Surtout, Héloïse découvre dans un magazine, caché par son mari, qu'une photo a été prise par un paparazzo : on voit Olivier la portant dans ses bras, sortir de la bouche du métro. On y voit sa poitrine. On y voit surtout un couple qui pourrait être illégitime. Pour Héloïse, c'est le choc. Elle qui participait à une émission de décryptage d'images se rend compte de la violence des images justement.